Mob-ion, levier de réconciliation entre l’écologie, l’humain et l’économie

Mob-ion, levier de réconciliation entre l’écologie, l’humain et l’économie

Souvent opposées, économie et écologie entretiennent depuis toujours des relations ambiguës. Jusqu’aux années 1970-1980, le monde économique a perçu l’écologie comme un bien d’intérêt général dans lequel on pouvait puiser sans fin. La réglementation a posé des limites à cette pression, quitte à assimiler l’environnement à une contrainte au développement. Aujourd’hui, de contrainte, l’environnement est devenu un atout économique et social. Mais reste à rendre cet équilibre entre croissance et environnement pérenne.

Si, dans les années 1970-1980, les entreprises intègrent l’écologie, en évitant, par exemple, les pollutions pouvant obérer leur fonctionnement, celle-ci ne doit pas gêner leur croissance. Pour Arnaud Berger, expert en économie verte et RSE, “ cette relation évolue au cours des années 2000-2010. Durant cette période, le monde économique appréhende de plus en plus l’environnement comme un levier de performance et une source de nouveaux marchés. L’année 2009 marque un point de bascule avec l’apparition de chapitres dédiés au vocable de croissance verte dans plusieurs plans de relance nationaux post-crise économique de 2008. Dix ans après, le plan “ France Relance ” de 2020 consacre l’écologie comme partie intégrante de la « refondation économique, sociale et écologique du pays ». Cependant, dans un cas comme dans l’autre, le monde économique voit dans la nature et ses précieuses matières premières, un gisement sans fond qui doit s’adapter à son développement ”. Certains s’opposent aux tenants de l’hyper croissance verte en proposant une décroissance pour reconstituer les capacités naturelles. Une troisième voie est pourtant possible pour Arnaud Berger, portée par une rentabilité des investissements alignée sur celle de la nature, la pérennité programmée des produits et la promotion d’un code social pour assurer la cohésion entre le développement économique, l’humain et l’environnement.

Adapter le rythme du capital au rythme de la nature
Aujourd’hui l’économie humaine a un rythme de développement bien supérieur à la capacité de la nature à se régénérer. La conséquence de cette pression constante est qu’il faudrait trois planètes pour assurer le développement économique actuel. “ Des filières montrent pourtant qu’écologie et économie peuvent cohabiter de façon harmonieuse et générer de la croissance durable. continue Arnaud Berger. L’agriculture biologique en est un exemple concret. Ce modèle, qui adapte ses revenus au rythme de régénérescence de la terre et de la nature, est aujourd’hui en plein essor. En regardant de plus près le profil des entreprises spécialisées dans l’agriculture biologique, il est intéressant de remarquer qu’il s’agit exclusivement de fermes familiales, indépendantes, dont la caractéristique commune est d’avoir un capital non coté, donc adaptable à des rentabilités inférieures à celles demandées sur les marchés financiers. Ces derniers promettent un accès rapide et massif à des capitaux mais exigent en contrepartie une forte rentabilité, incitant à des productions extrêmes au détriment de ce que peuvent produire la nature, les matières premières et le capital humain. Là où l’agriculture intensive emploie un salarié pour 100 hectares, l’agriculture biologique en emploie un pour 40 hectares. Les circuits courts sont privilégiés, contribuant à limiter la dispersion de la marge au bénéfice d’acteurs intermédiaires ”.
Dans ces conditions, la rentabilité du capital ne s’opère plus au détriment de la capacité de régénération de la nature et du coût social. Bien au contraire, une croissance économique organique reposant sur la nature augmente le capital naturel. Des caractéristiques qui sont exacerbées en période de crise économique lorsque les prix du pétrole flambent. En effet, leur indépendance leur permet de se soustraire à la hausse des prix agricoles liés à l’augmentation du prix du pétrole et d’être compétitives. En respectant le rythme de la terre, ces entreprises montrent qu’il est possible de trouver un consensus pérenne entre économie et écologie, créatrice d’emplois. Elles tirent leurs revenus en fonction de ce que la nature est en capacité de leur fournir, sans surexploiter ces ressources à coup de pesticides ou d’engrais. La rentabilité de l’économie s’adapte à la capacité de la terre à fournir les besoins nécessaires au bon fonctionnement de l’économie. Cette croissance durable est alors source de régénérescence et de croissance régénérative.

La recherche d’une #PérennitéProgrammée pour réussir la transition écologique ?
Depuis 2009, la question du climat cache un mouvement de bascule entre une baisse de rentabilité de la filière pétrolière et la montée en rentabilité des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique. L’internationalisation des marchés des énergies renouvelables et d’une filière économique concomitante à cet essor des énergies vertes émerge avec les batteries de stockage. “ Ce virage, qui s’accélère depuis 2020, permet aux pays dépendants des importations pétrolières de planifier leur indépendance énergétique et, par conséquent, leur indépendance économique en soutenant l’essor des batteries. C’est le cas de l’Europe et de la France, ce qui explique le potentiel actuel des usines de fabrication de batteries. Avec un point de vigilance à garder à l’esprit cependant : il ne faudrait pas qu’à une dépendance au pétrole se substitue une dépendance aux minerais, constituants stratégiques des batteries ” met en garde Arnaud Berger. Conscients de cette limite, les pays asiatiques, actuellement leaders mondiaux des batteries électriques, diversifient leurs solutions de stockage en développant la filière de l’hydrogène vert. La France comme l’Europe sont donc amenées à réaliser une double révolution économique sur la batterie et l’hydrogène vert tout en veillant à la faible disponibilité des minerais.
Une solution pérenne se trouve dans la capacité à concevoir des batteries, et les installations qui en sont équipées, à longue durée de vie, avec une forte capacité de remplacement. Bref, au concept d’obsolescence programmée, opposant nature et consommation, le concept de #PérennitéProgrammée, qui promeut la sobriété de matière consommée, est préférable. Si le discours sur l’économie verte s’est aujourd’hui banalisé dans la sphère économique à travers les différents plans de relance économique, quelques barrières doivent encore être franchies. Sa mise en œuvre doit veiller à l’alignement de la rentabilité des investissements sur celui du capital naturel et au développement de produits à pérennité programmée. Enfin, une structuration est nécessaire pour permettre à cette économie verte d’être réellement créatrice d’emplois et d’assurer une stabilité sociale durable.

Dès lors, comment assurer une croissance de l’entreprise dans le temps sans dénaturer sa finalité sociale et sociétale ? Certes, être maître de son capital est un élément clef de cette invariance en conservant l’indépendance de l’entreprise. Une des voies pour garantir cette indépendance est que la majorité des collaborateurs soient actionnaires. 

L’exemple de Mob-ion
Cette troisième voie économique verte et sociale, qui s’adapte à ce que peut fournir la nature en y adaptant la rentabilité des investissements, et qui conçoit des produits dans une démarche de #PérennitéProgrammée, avec un #CodeSocial pour assurer la cohésion sociale, est une réalité. Nous l’appliquons depuis bientôt cinq ans chez Mob-ion. Notre capital indépendant nous a permis de prendre le temps de développer des batteries en France à #PérennitéProgrammée avec une très longue durée de vie. Nous avons conçu, à partir de ces batteries hors-pair, un scooter électrique fabriqué en France pouvant être garanti 4 ans. Ces solutions ouvrent la voie à une économie de la fiabilité. Pour nous, le #CodeSocial est une garantie de rester fidèles à nos valeurs d’origine, qui ne doivent pas être affectées par l’évolution de nos pratiques et de notre capital